enfants fantastique poésie image blog vie monde homme mer article photo coeur belle mort nuit film jardin bande air afrique
RechercherDerniers commentaires07 45 68 05 47 whatsapp sms // calikush weed hash livraison : amnesia666 ogkush purple gelato g13 critical ora
Par CALIKUSH, le 23.03.2024
07 45 68 05 47 whatsapp sms // calikush weed hash livraison : amnesia666 ogkush purple gelato g13 critical ora
Par CALIKUSH, le 23.03.2024
07 45 68 05 47 whatsapp sms // calikush weed hash livraison : amnesia666 ogkush purple gelato g13 critical ora
Par CALIKUSH, le 23.03.2024
07 45 68 05 47 whatsapp sms // calikush weed hash livraison : amnesia666 ogkush purple gelato g13 critical ora
Par CALIKUSH, le 23.03.2024
07 45 68 05 47 whatsapp sms // calikush weed hash livraison : amnesia666 ogkush purple gelato g13 critical ora
Par CALIKUSH, le 23.03.2024
· La "Rafle du Vel' d'Hiv": une histoire française
· Pierre GOLDMAN, demi-frère "obscur" de Jean-Jacques GOLDMAN
· Décès de l'un des BEE GEES
· Les filles d'avant-hier...
· Valérie TRIERWEILER, journaliste...
· Elizabeth TAYLOR: l'ingénue et la tigresse
· Trois stars du cinéma français
· LA REPUBLIQUE: INDIVISIBLE, LAÏQUE, DEMOCRATIQUE ET SOCIALE
· La voiture du Président est avancée!
· François HOLLANDE: oui, il a changé....
· Mauvais point pour Enora Malagré
· La loi et le voile intégral (1)
· Les veuves et les enfants d'Oussama BEN LADEN
· Les footballeurs ne sont pas des héros...
· MONDIALISATION: "Voulez-vous être riche ou pauvre?"
Date de création : 06.03.2011
Dernière mise à jour :
05.05.2019
1509 articles
Hier soir, j'ai revu "A bout de souffle" de Jean-Luc GODARD, sur ARTE.
Pour la cinquième ou sixième fois...
Modernité de la "Nouvelle Vague"
Le film de Godard fait partie des quelques premières oeuvres de la Nouvelle Vague que l'on peut revoir sans cesse.
Sans se lasser une seule minute, même si on les connaît par coeur.
"Les 400 coups" de François TRUFFAUT.
"Cléo de 5 à 7" d'Agnès VARDA.
"Lola" de Jacques DEMY.
J'y ajoute toujours un cinquième film, datant à peu près de la même époque et qui n'est pas vraiment assimilé à la Nouvelle Vague, parce que son auteur - Louis MALLE - ne faisait pas partie de la bande...
C'est "Le feu Follet" (avec Maurice RONET), que j'ai déjà présenté sur ce blog (1).
"A bout de souffle" date de 1959.
55 ans après, le film garde une fraîcheur extraordinaire.
On croirait le film d'un jeune homme d'aujourd'hui (avec le talent en plus!).
Les deux principaux personnages sont d'une modernité fulgurante.
BELMONDO joue Michel Poiccard.
Un petit voyou. Plus bohème que gangster.
Il tombe amoureux d'une jeune Américaine qui vend le "New York Herald Tribune" sur les Champ-Elysées. En attendant mieux...
C'est l'admirable Jean SEBERG.
Deux personnages à la fois romantiques et cyniques.
Aussi romanesques que GABIN et MORGAN avant-guerre.
Mais déjà désabusés, comme annonciateurs des crises à répétition que va connaître le monde occidental.
Magie du noir et blanc
Un moment après avoir éteint ARTE, je me suis dit que la magie d' "A bout de souffle" et des autres films cités venait aussi du noir et blanc.
Un noir et blanc inédit, dû à une nouvelle pellicule, ultra-sensible.
Des images signées Raoul COUTARD ("Lola" et "A bout de souffle"), Henri DECAE ("Les 400 coups") et Ghislain CLOQUET ("Le feu follet").
Dans "A bout de souffle", les Champs-Elysées sont beaux et lumineux - sans l'apport de la couleur.
Dans "Lola", les rues et les passages de Nantes ont à la fois la poésie facile des fêtes foraines et le tragique grisâtre des grands ports.
Dans "Cléo de 5 à 7", l'hôpital a des allures de jardin...
Dans "Les 400 coups", la mer est une immense étendue grise. Fascinante pour l'adolescent qui la voit pour la première fois (Jean-Pierre LEAUD).
Dans "Le feu follet", le noir et blanc est plus dur, plus métallique - étant donné de nombreuses scènes de nuit. L'image est en phase avec le désespoir du personnage principal, qui va se suicider...
Le noir et blanc est irréel.
La vie nous impose la couleur.
Dans la vie, les ruines de guerre sont vert-de-gris...
Les tremblements de terre, les tsunamis virent très vite au marron boueux des espaces dévastés...
La flaque de sang d'un homme assassiné est rouge foncé. Le rouge coagulé de la mort...
La couleur doit primer dans les "prime time" de la télé (qui coproduit beaucoup de films et ne veut plus de noir et blanc aux heures de grande écoute).
Après les premiers films de la Nouvelle Vague, le noir et blanc devient un objet rare. Une curiosité chic et esthétisante - "Manhattan" de Woody ALLEN (très belle photo tout de même).
Hormis les recherches avant-gardistes d'un ANTONIONI ("Le désert rouge"), les seuls beaux films en couleurs ont peut-être été les comédies musicales américaines (style "Singing in the rain"), ou celles de Jacques DEMY, qui a peint littéralement son décor.
Pour un rouge écarlate ou un jaune soleil...
Pour concurrencer la poésie du noir et blanc, la couleur doit se faire extrême... (2)
Georges COHEN
_____________________________
(1) Voir l'article intitulé "Le feu follet": la crise en solitaire".
(2) A cet égard, Godard a su utiliser la couleur dans "Pierrot le fou" et "Le mépris", par exemple.
PHOTO = Jean-Paul BELMONDO et Jean SEBERG dans "A bout de souffle".